ESCARPEMENT D’EARDLEY : LA PRESSION DU CHEVREUIL ET DE LA SÉCHERESSE
-Projet en cours-
De par sa géologie et son exposition, l’escarpement d’Eardley possède un lègue de biodiversité et un microclimat unique dans la région d’Ottawa-Gatineau, faisant de lui un écosystème forestier exceptionnel. Abritant une flore et une faune diversifiée, voire rare, l’escarpement est cependant sujet à de nombreux stress biotiques et abiotiques qui, sous l’avènement des changements globaux, le fragilisent de plus en plus.
Parmi les contraintes les plus importantes on note la présence du chevreuil qui, en raison de la configuration et de l’exposition de l’escarpement, en fait un lieu de passage mais également un site de nutrition très utilisé. D’un autre côté, les simulations climatiques prédisent une diminution de la disponibilité en eau des sols forestier, et le sud-ouest de l’Outaouais sont les plus susceptibles d’être affectés. Là encore, la localisation et la configuration de l’escarpement le rend particulièrement sensible à un assèchement du sol et donc à une mortalité des arbres. Un suivi de la réponse des arbres présents dans l’escarpement suite à l’épisode de sécheresse de 2012 tend d’ailleurs à supporter l’hypothèse d’une modification de la composition des essences arborescentes puisque celles-ci ne semblent pas subir les stress de façon similaire. Dans ce projet, nous proposons de faire le portrait de la biodiversité de la basse et de la haute régénération arborescente de l’escarpement et d’en évaluer la vigueur. À partir d’une analyse de la croissance annuelle des tiges, la résistance et la résilience des espèces d’arbre de l’escarpement seront caractérisé.



